Les gouvernements de plusieurs pays membres de l'Union Européenne et les plus grands opérateurs du marché européen des communications ont critiqué cette initiative. Ils affirment que ce schéma ne convient pas à tous les pays, et certains opérateurs essayent même de devancer les propositions de Reading, proposant des plans alternatifs de la réforme. En particulier, France Telecom a déclaré en octobre dernier qu'il était prêt à présenter aux concurrents l'accès à ses circuits souterrains, où passent les câbles des réseaux de transmission à large bande.

Mais on ne sait pas encore si ses mesures vont satisfaire la Commission Européenne. Martin Selmayr, fonctionnaire de l'équipe de Reading, la présentation de l'accès aux circuits de câble de la France Telecom est un pas très important, mais « dans plusieurs cas insuffisant ». Dans les régions rurales peu peuplées le câblage est lié à de grands risques et des dépenses pour les groupements commerciaux, explique le fonctionnaire.